j'ai des projets d'ellipse.
le sport.
le quotidien.
- crever un jaune d'oeuf
- un chat qui ronronne dans le dos
- l'odeur de la piscine sur la corps sec
un vieillard se tenait sur un banc attendant la transcendance.
un banc avait un vieillard guettant la transcendance.
un banc a un vieillard guettant la transcendance. (12)
banc a vieillard guettant transcendance.
banc a guettant transcendance un vieillard.
un banc avait un vieillard qui guettait la transcendance.
j'entrai dans un parc. au loin, je distinguai immobile un arbre muni d'un vert très profond. un banc avait un vieillard qui guettait la transcendance. j'arrêtai un rectangle (à peu près) de paysage : une grille, les arbres et devant les pavés d'un jardin, ainsi qu'un bout de table bleue, pris dans une lumière que je jugeais belle. elle me disposa à imaginer la scène suivante : sur les pavés, une jeune enfant ayant disposé son cul et inactive ne prête pas attention à l'élément qui surgit sans qu'on en détermine l'origine exacte : jet d'eau, pétales, par exemple. elle est dans la passivité et l'inactivité parfaites.
cela perse tour pan nuit
(pan de tour perse cela nuit)
16/02/08 : hit me jackie
- filmer le désir secret du spectateur. il déteste cette femme ? très bien, notre héros s'approchera d'elle et lui administrera un vif coup de couteau. et ? plan général, sur une autoroute, les voitures défilent (à l'envers ?) - ou : retour en arrière dans le récit, PAS sur le visage d'un personnage (on penserait que le meurtre était son fantasme), non, un dialogue, une foule. ou la fin du dialogue précédent, et la scène continue, sans le meurtre. ce n'était que l'illustration moqueuse du désir du spectateur.
19/01/08 : totally
longtemps j'ai trouvé chic de raconter mes rêves aux gens. je les prenais à parti et je leur racontais le rôle qu'ils avaient eu dans mon rêve. et ce matin j'ai compris soudain à quel point ça pouvait être indécent.
blessé au front au front
je ne suis pas fidèle à moi-même, je ne reste pas moi-même, je n'ai pas un grain de folie, je ne suis pas honnête avec moi-même, je ne vois pas les choses en face, je ne vis pas ma vie,
Les mots que je préfère finalement sont tour, vaste et arpenter.
Ma révérence.
à 13:58