Mardi 11 Novembre 2008
hypotyposes (2)
rater sa vie pour mieux la rêver
abîmes d'intériorité
comme tous ces vêtements dissimulent bien le trou du cul
un espace et immense vide
changé de visage
une femme qui sent le livre
une fenêtre se cristallise (de la sorbonne)
le ciel s'étrangle (vers 18h)
Jeudi 30 Octobre 2008
notes de toussaint
quelque part il y a la rue soufflot
Vendredi 10 Octobre 2008
hypotyposes (1)
marre du commerce avec moi-même
interdit
(parvenus avec nos demi-connaissances)
être un rideau à Paris
(corps) a pris forme désirable
il est beau de caresser son chat par la pensée
n'osent s'approcher trop près de la Beauté
marre de la complaisance des miroirs
si on me pensait stupide
droitier/gaucher
jouer avec la gravité
j'empoisonnerai les fontaines sorties du marbre
Vendredi 29 Août 2008
coup de barre dans les caractères
Non ! car
dwarfland ne saurait périr ! Le soubresaut n'était pas ultime et j'attisais votre attention par quelque bonus tiré des oubliettes où s'accroupissent mes rinçures.
dwarfland, pierre de touche dont nous allons bientôt saluer l'entame quatrième d'une saison, que dépaysera la translation lutétienne du maître allant puiser des pleurs au Styx, vous réserve encore bien des décharges : amour-propre, dédain et contingence pour vos mirettes émues. (Las ! Opposons une trêve salutaire à la bombance là.)
Je n'ai rien d'original à dire sur la question du départ. Mon bureau seul s'est soudainement dégarni ; mes bibliothèques résistent à l'hécatombe et j'en rempaille les interstices avec minutie. Emporter tous les livres qu'a priori je réunissais dans l'intention servile de m'en servir ne me sera pas possible. Tant pis ! vers le bonheur d'autres m'entraîneront, qui Mallarmé, qui Ponge. J'emporte mon tee-shirt Obama, un beau prétexte pour mentir et dire que je suis Américain.
Ma petite soeur va grandir. Hier soir encore je m'en rendais compte, à son rire, à ses convulsions, aux accents étranges qu'elle module parfois en se tordant. Déjà j'en vois les signes, ténus, dans le fait qu'elle se maquille et qu'en cet honneur un miroir figure sur sa bibliothèque, hospitalario y fiel, dirait Banchs. Mais cet apparat reste en fin de compte apparence, lubie, mimétisme, et surtout elle s'oublie. Je donne un an à cette enfance encore avant que le corps ne s'en mêle, et je ne la verrai pas grandir. Adieu aux danses absurdes à l'orée de mon piano et aux surnoms dingues psalmodiés à l'oreille du chat roux.
Depuis tout à l'heure j'essaie intentionnellement de parler de moi. Chose qui m'est peu coutumière, en règle générale et sur ce blog en particulier, paradoxalement. Depuis des mois, des années je n'ai plus dit grand chose sur mon compte : j'ai publié la description de scènes brèves, des nouvelles laissées en jachère, des histoires drôles qui n'ont déridé d'autre que moi, des citations, non pas dans l'intention d'édifier, mais parce que je n'avais pas d'autre place pour les recueillir. Pourtant je me rappelle qu'à ces débuts ce blog était conçu comme tel : espace d'impressions plus que de compte-rendus monotones car quotidiens, plus ou moins stylisés, quoiqu'écrire alors me causait une jubilation que j'ignore désormais : oui, je jubilais, arraché par la décharge qui animait ma phrase, tandis qu'aujourd'hui je m'astreins à un effort vague qui me cause déplaisir et à la relecture, déception, au contraire de mes vieux textes. Ce soir, par exemple, est l'incarnation douloureuse du bâton qui parfois se loge dans mon cul. On n'en tirera rien.
Jeudi 28 Août 2008
gros best of pour clore dwarfland en beauté
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, cher Public !
En vous saluant, je clos ce blog avec superbe et par l'adjonction dernière de rebuts dits brouillons. Best of.
28/06/2008 : notes du carnet rouge
J'aime la filature, les scènes dans les films où des enquêteurs analysent des vidéos de surveillance.
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Ecrire une prophétie
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Aujourd'hui 21 février 2007
J'ai vu à 13h à l'Europlex Rialto Cornavin 3 au 7è rang INLAND EMPIRE de David Lynch. La salle contenait 10 spectateurs.
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(...)
Cf. le mononucléosé :
"J'avais envie de rouler une pelle à tout Hollywood"
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remettre les pendules ailleurs
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Abel fut berger et Caïn fut laboureur
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Un jour le ciel s'est changé en miroir.
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Lâche de se suicider ? J'aimerais t'y voir !
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Je lui annonce que sa mère est morte. Il se fige. En lui une machine immense se met en branle et retourne tout sur son passage.
"Attends. J'encaisse." Il fixe le sol. La machine le travaille jusqu'aux orbites où ses yeux s'activent dans tous les sens. Il fixe les lointains, me dit :
"Attends. Je suis sur la frontière... ça y est." Et il fond en larmes.
*
les couples : lui, gros pif, elle, raclée de plaques rouges et boutonneuses
la communion dans la laideur. le partage. la complémentarité.
Notes d'Avignon
2007 :
Sud de la comète
*
Le manège
Le pianiste et
Les clochards à
côté vomissant
hurlant
Leurs chiens
*
Selon (...), cette journée fut "passablement banale et très chaude".
07/05/2008 :
j'ai des projets d'ellipse.
le sport.
le quotidien.
- crever un jaune d'oeuf
- un chat qui ronronne dans le dos
- l'odeur de la piscine sur la corps sec
un vieillard se tenait sur un banc attendant la transcendance.
un banc avait un vieillard guettant la transcendance.
un banc a un vieillard guettant la transcendance. (12)
banc a vieillard guettant transcendance.
banc a guettant transcendance un vieillard.
un banc avait un vieillard qui guettait la transcendance.
j'entrai dans un parc. au loin, je distinguai immobile un arbre muni d'un vert très profond. un banc avait un vieillard qui guettait la transcendance. j'arrêtai un rectangle (à peu près) de paysage : une grille, les arbres et devant les pavés d'un jardin, ainsi qu'un bout de table bleue, pris dans une lumière que je jugeais belle. elle me disposa à imaginer la scène suivante : sur les pavés, une jeune enfant ayant disposé son cul et inactive ne prête pas attention à l'élément qui surgit sans qu'on en détermine l'origine exacte : jet d'eau, pétales, par exemple. elle est dans la passivité et l'inactivité parfaites.
cela perse tour pan nuit
(pan de tour perse cela nuit)
16/02/08 : hit me jackie
- filmer le désir secret du spectateur. il déteste cette femme ? très bien, notre héros s'approchera d'elle et lui administrera un vif coup de couteau. et ? plan général, sur une autoroute, les voitures défilent (à l'envers ?) - ou : retour en arrière dans le récit, PAS sur le visage d'un personnage (on penserait que le meurtre était son fantasme), non, un dialogue, une foule. ou la fin du dialogue précédent, et la scène continue, sans le meurtre. ce n'était que l'illustration moqueuse du désir du spectateur.
19/01/08 : totally
longtemps j'ai trouvé chic de raconter mes rêves aux gens. je les prenais à parti et je leur racontais le rôle qu'ils avaient eu dans mon rêve. et ce matin j'ai compris soudain à quel point ça pouvait être indécent.
blessé au front au front
je ne suis pas fidèle à moi-même, je ne reste pas moi-même, je n'ai pas un grain de folie, je ne suis pas honnête avec moi-même, je ne vois pas les choses en face, je ne vis pas ma vie,
Les mots que je préfère finalement sont tour, vaste et arpenter.
Ma révérence.
Mardi 26 Août 2008
lettre du 18/07/07 à b.
salut... je suis rentré. dans le train, il se passait plein de choses dans ma tête. je lisais les enfants tanner que j'avais acheté le jour même et que j'avais commencé dans la gare, devant un café qui coûtait 2,40€. livre génial, que je lisais bout par bout, interféré que j'étais par d'autres pensées, te concernant, concernant T. dont alice m'avait chanté la méchanceté ; j'avais envie, comme Simon dans le livre, de chercher du travail et de le quitter après quelques jours d'essai dans une vaste tirade - que j'avais envie d'apprendre par coeur, j'avais envie de faire des trucs dingues pour t'impressionner et pouvoir enfin te raconter quelque chose, à cela se mêlait un désir de méchanceté (T.) et de mal tourner (T.) et de vivre des aventures (Simon, toi, T.), c'était dingue ce qui m'arrivait, je bouillonnais de désirs, j'élaborais des plans, j'avais très envie d'être très féroce envers les gens-de-tous-les-jours, d'envoyer chier cette dernière année de lycée qui me guette et m'ennuie d'avance, d'aller au théâtre tous les jours,
j'ai franchi la douane. ma petite soeur m'attendait et ma belle volonté s'est fendue d'un sourire. plus loin, mon frère, ma mère, je savais que tant qu'ils étaient là, rien n'arriverait de mal, d'ailleurs dans inland empire, il est dit, "a little boy went out to play", toujours en anglais il est dit que "lorsqu'il franchit le seuil", "evil was born", "evil was born and followed the boy", voilà
je ne me sens que pour les longues phrases, et les fins en forme de virgules,
bon. donc, ce seuil, où est-il ? je suis rentré. j'ai tout de suite défait ma valise. depuis, je dors énormément, des nuits de douze heures, plus plusieurs siestes durant le jour, j'essaie de lire, je n'arrive pas, mon lecteur refuse de me passer mulholland drive, ce n'est qu'à l'instant que je parviens à t'écrire, alors que le désir m'en était venu dimanche soir, je vais te raconter
je suis arrivé chez ces gens, très gentils, qui m'ont servi un carpaccio de boeuf succulent et avaient vue sur les toits de paris, ensuite, je me suis promené dans le vingtième, je descendais la rue de ménilmontant qui avait des relents d'avignon avec tous ces bars, un groupe jouait du jazz, un mendiant m'accoste, un chat dans une vitrine, vivant, si si, et là juste là j'avais très envie de t'écrire, plein de pensées, de phrases, si seulement j'avais eu de quoi écrire ! eh non. depuis je n'ai rien su écrire. et puis je ne savais pas quoi. je me sens juste un grand vide. tous les projets élaborés dans le train, plouf plouf, au réveil. il faisait beau. j'ai dû déjeûner. tout reprenait, normalement, tranquillement, tout le monde était gentil, j'ai essayé de lire, sans succès. j'ai écouté vian ! je voulais aller au cinéma voir de vieux films toute la journée, je ne sais plus pourquoi, mais ils étaient muets, et j'aurais eu peur que mon ventre ne tonne soudain dans une salle vide. je m'endors très tôt le soir. je lis le théâtre de gombrowicz mais c'est mieux en salle. je repars vendredi. to be continued... could be continued. je ne sais pas, je suis dans l'attente, la passivité la plus complète... et je me souviens à nouveau de mes rêves.
Mardi 08 Juillet 2008
les mots anglais
STRUCK BOOBS FILTH CONVENIENT AWE TEAPOT DESPONDENCY SCORES SPOON CONCEIT TO FONDLE APE-LIKE RUBBISH POWDER FUSSY AS SUCH TO SHUDDER KEEN REMOTE HENCE TO SET OFF QUAINT UPBRINGING RAMBLING DWELLING SULLEN TO LIKEN DIZZINESS FOUL RESTLESS SAMPLE MARROW FLOCK TO CREEP COSY HUE OAK THIEF TO HEARKEN DOZE TO SWIRL DING EMBER LITTER LADEN WITH SLY EDDY DYE CALLOUS WING UPROAR TO GLIMMER SELF-RELIANT TO UNEARTH DOOM WHENCE SLUMBER IT'S THE POT CALLING THE KETTLE BLACK DENIZEN TO SWALLOW TRENCH MANKIND MISHAP TO PAMPER LIGHT-HEADED THROES SWARM SCAFFOLD TO SLAY LEAN INN TO ELAPSE EDGE LIMB GLOOM GAZE SQUABBLE VIVID JEST ELBOW BUTCHER SHABBY TO WEEP PRIEST AWKWARD INK ODD TO ROAM SCORN SORROW TO PEEP OUT SQUALID UTTERLY BOND ICY LOAN GAUNT TO SPRAWL TO YAWN TO GNAW OMINOUS EYEBROW ORDEAL TONGUE SOUR MOODY NEPHEW MEEK SWIFT MONK BYWORD TO GRIN SKIRT THIRST CHAP SOB OUTBURST LUDICROUS TO DAZZLE DRAWBACK QUALM AT RANDOM
Let my blog rock.
Vendredi 27 Juin 2008
Alltagskram
Am Morgen beim Aufwachen höre ich immer die Geknatter des Briefträgersmotorrads, der in dem Viertel auf und ab geht. Ich stehe auf und setze mich an den Schreibtisch, um lange Vokabularlisten auswendig zu lernen. Von Englisch zu Deutsch gehe ich ohne zu mucksen über. Dann gehe ich die Treppe bis zum Keller hinunter : ich öffne den Kühlschrank und ziehe einen Mokkajoghurt daraus, den ich rasch esse, nachdem ich hinauf zurückgegangen bin.
Ich wohne in der Nähe eines Parks, in dem Leute sich jeden Tag treffen, um Schlaginstrumente zu spielen. Indem sie unbegreiflichen Beschwörungen brummen, schlagen sie die Trommeln so heftig, dass die von diesem Getöse erschütterte Nachbarschaft dumpf dröhnt und schwingt. Ich sehe ihnen nicht. Ich schliesse das Fenester, dessen Scheibe von dem Heidenlärm trotzdem durchgebohrt ist.
Am Abend ist es das selbe Ding. Unvollen Leute suchen den Park heim, um sich vorzumachen, dass das Grab ihrer Losigkeit durch Schreie und Lärm zugeschüttet werden kann. Sie trinken, singen, brüllen, graben das Leere der Nacht.
Vendredi 20 Juin 2008
amorphe
Que si je passe mes jours à tourner les pages je ne saurai m'endormir : où trouver les ressources, la substance à l'apport du rêve apte, en un mot où puiser ? J'ai scruté les endormissements : le corps s'est tassé et l'esprit perd pied, le contrôle lui échappe, les pensées se délient et d'elles-mêmes se trament. Parfois une brèche s'ouvre et je me légèrement soulève : j'ai vu. J'ai donné l'impulsion et le rêve a emboîté le pas, dévié, anacoluthe dévoyée. Mais comment broder lors en l'absence de linge sale ? Que si je passe mes jours à tourner les pages je ne saurai plus m'endormir : l'insomnie me punit de n'avoir pas vécu.
*
Le rêve est l'envers, dit-on. L'envers suppose l'endroit qui néant ne peut laisser place à rien, "de nihilo quoniam nihil fieri posse videmus" (Lucrèce).
*
Pourvu de peu, c'est le peu qu'il amène. Le reste de la nuit se passe, non à l'attendre, mais à le mendier.
Jeudi 12 Juin 2008
scham
Dire
"l'an prochain je vais étudier les lettres à Paris" après un oral tel.
Toute honte bue.
Dire "merci pour votre lettre qui a sans doute contribué à mon acceptation." Lettre où j'étais dit presque bilingue.
Après un tel oral.
Jusqu'à la lie.
Heureusement que je suis tramé de lassitude et d'indifférence au fond. J'aurais été capable d'en chialer. Sur place.
Mardi 10 Juin 2008
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"En un instant, il vit défiler toute sa vie devant ses yeux."
Même cet instant ?
Jeudi 05 Juin 2008
antigone : traduction personnelle (début)
Ἀντιγόνη
ὦ κοινὸν αὐτάδελφον Ἰσμήνης κάρα,
ἆρ᾽ οἶσθ᾽ ὅ τι Ζεὺς τῶν ἀπ᾽ Οἰδίπου κακῶν
ὁποῖον οὐχὶ νῷν ἔτι ζώσαιν τελεῖ;
οὐδὲν γὰρ οὔτ᾽ ἀλγεινὸν οὔτ᾽ ἄτης ἄτερ
οὔτ᾽ αἰσχρὸν οὔτ᾽ ἄτιμόν ἐσθ᾽, ὁποῖον οὐ 5
τῶν σῶν τε κἀμῶν οὐκ ὄπωπ᾽ ἐγὼ κακῶν.
καὶ νῦν τί τοῦτ᾽ αὖ φασι πανδήμῳ πόλει
κήρυγμα θεῖναι τὸν στρατηγὸν ἀρτίως;
ἔχεις τι κεἰσήκουσας; ἤ σε λανθάνει
πρὸς τοὺς φίλους στείχοντα τῶν ἐχθρῶν κακά; 10
Ἰσμήνη
ἐμοὶ μὲν οὐδεὶς μῦθος, Ἀντιγόνη φίλων
οὔθ᾽ ἡδὺς οὔτ᾽ ἀλγεινὸς ἵκετ᾽ ἐξ ὅτου
δυοῖν ἀδελφοῖν ἐστερήθημεν δύο,
μιᾷ θανόντοιν ἡμέρᾳ διπλῇ χερί·
ἐπεὶ δὲ φροῦδός ἐστιν Ἀργείων στρατὸς 15
ἐν νυκτὶ τῇ νῦν, οὐδὲν οἶδ᾽ ὑπέρτερον,
οὔτ᾽ εὐτυχοῦσα μᾶλλον οὔτ᾽ ἀτωμένη.
ANTIGONE
Ô visage fraternel de commune origine, Ismène
De tous les maux qui nous sont venus d'Oedipe, en sais-tu un
Qui nous aura été épargné par Zeus, encore bien vivantes ?
Rien, il n'est pas une souffrance, un malheur,
Une honte ni une infamie que je ne puisse
Compter au nombre des maux tiens et miens.
Aujourd'hui encore, quelle est donc cette proclamation dont on parle,
Faite récemment par le stratège à la cité entière ?
Sais-tu ou as-tu entendu quelque chose ? Ou à toi
Se dérobent les maux ennemis qui sur nos amis s'avancent ?
ISMENE
Pas un murmure ne m'est parvenu, Antigone,
Rien d'agréable ni de douloureux à leur sujet
Depuis que nous deux sommes privées de nos deux frères,
Morts en un seul jour d'un coup réciproque ;
Depuis que l'armée des Argiens s'est mise en route
Cette même nuit, je ne sais rien de plus,
Qui puisse me réjouir ou m'attrister.
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